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Séchage du foin en grange

Foin séché en grange.

 



Séchage en grange : du foin en vrac qui donne l'eau à la bouche.

Le séchoir

 


    Une griffe hydraulique est accrochée sous le toit du hangar, elle sert au chargement des cellules par le dessus ou à leur déchargement. 
    C’est une construction spécifique. Un hangar abrite des « cellules de séchage » qui servent aussi pour le stockage du foin. Le séchoir comprend une ou plusieurs cellules. Une cellule ressemble à une grosse boite (+/- 800 m3, 10x12x7m), ouverte sur le dessus, les côtés et le fond sont pleins et étanches à l’air. Au fond, suspendu à +/- 50 cm du sol, un caillebotis retient le fourrage.





Principe du séchage du foin en grange

    Le fourrage est coupé au champ pour avoir une bonne valeur nutritive.
    Il est préfané pendant 24 à 72 h. pour atteindre 45 à 65% de MS.
    Il est ensuite ramassé en vrac à l’autochargeuse qui est vidée au pied du séchoir sur une aire de déchargement.
      A l’aide de la griffe hydraulique, le fourrage humide est chargé dans les cellules et ventilé pour atteindre 85% de MS minimum pour assurer sa conservation sans échauffement.

Confort, simplicité et rapidité du travail : une personne récolte à l’autochargeuse et une autre engrange le fourrage dans les cellules
.

        La dynamique du séchage dans les cellules fonctionne avec de l’air réchauffé, activé par un puissant ventilateur qui aspire l’air extérieur et le propulse sous le fourrage. Le réchauffage de l’air qui permet d’augmenter sa capacité d’évaporation peut être réalisé de plusieurs façons qui peuvent aussi être complémentaires : en réchauffant l’air par combustion d’un carburant, par chauffage électrique, grâce à une pompe à chaleur ou par récupération de l’énergie solaire. Dans le nord-ouest de la France le réchauffage par récupération de l’énergie solaire sous toiture semble généralement donner satisfaction. En voici le principe :

 

    Le toit du bâtiment de stockage doit être de couleur sombre ou mate pour capter l’énergie solaire. L’air pris à l’extérieur est aspiré sous la toiture grâce à l’énergie du ventilateur.

    L’air entre dans un capteur solaire : dans un espace aménagé entre la toiture et la sous toiture l’air lèche le dessous du toit  et se réchauffe en récupérant l’énergie solaire.  
    Le ventilateur  propulse ensuite  cet air réchauffé sous les cellules. L’air traverse le caillebotis puis le fourrage de bas en haut. Il assèche progressivement le fourrage et se charge en contrepartie de son humidité.
    Cet air est évacué en partie supérieure des cellules puis à l’extérieur du bâtiment. La rapidité et l’efficacité du séchage dépendent du pouvoir évaporatoire de l’air qui traverse le fourrage. Après quelques jours de ventilation, le fourrage est complètement sec.



La charge des cellules augmente au fur et à mesure au cours de l’année en fonction des différentes coupes de fourrage qui sont disposées les unes sur les autres.

Cette technique permet d’obtenir un fourrage de haute valeur nutritive, appétant qui se retrouve alors ingéré en grande quantité et sans gaspillage par les animaux.


Reprise et distribution du foin

 

    Le foin obtenu peut être repris et distribué directement aux animaux grâce à la fourche hydraulique qui a servi à charger les cellules : le temps pour soigner les animaux en est d’autant réduit.

 


Les avantages du séchage en grange


 
Le foin ventilé : un aliment traditionnel d’excellente qualité.
 

 
    L’herbe est récoltée au printemps précocement au meilleur stade de sa valeur alimentaire. Elle atteint régulièrement 0,80 UFL et de 90 à 110 g. de PDI par kg de matière sèche. L’herbe est ramassée à un taux de 45 à 70% de MS : le temps de séchage au champ est limité. L’herbe est moins abîmée et moins travaillée par le matériel de fanage et les pertes surtout en feuilles dont celles des légumineuses, sont réduites. Au final, le foin est bien équilibré, riche en protéines, appétant et adapté à la physiologie des ruminants.

Sécurité

    Sans produit fermenté, la charge environnementale microbienne d’origine alimentaire est diminuée. Les risques de contamination du lait par les butyriques et la listéria diminuent de façon très importante avec le foin.


Des systèmes autonomes

    Le foin est de meilleure qualité et bien pourvu en valeur azotée, d’où une diminution des apports des concentrés azotés. L’autonomie alimentaire peut parfois être totale.


Respect de l’environnement

    Cette technique n’engendre ni déchet, ni rejet polluant (suppression des jus et odeurs dus à l’ensilage, élimination des plastiques en tout genre) ce qui contribue à donner une bonne image des fermes et à améliorer le paysage.
    Elle permet d’augmenter la surface en herbe d’où l’utilisation modérée d’intrants (engrais, phytosanitaires).
    L’allongement des rotations, l’utilisation d’outils légers, la présence d’un couvert végétal quasi permanent et des travaux du sol moins fréquents contribuent à limiter les risques agronomiques (érosion, appauvrissement et destruction de la structure des sols, compaction, diminution de la vie microbienne).

 

 

 

Source: Visite virtuelle de la première grange de séchage en activité dans l'Eure (Cédric BROUT - 14/12/2006) - www.eure.chambagri.fr